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La menace des plantes invasives.

 
A certains endroits sur les bords du Loiret ainsi que sur le Dhuy en amont du bassin versant, on peut trouver la renouée du Japon.

C’est une plante originaire d’Asie de l’Est et du Nord, qui a été introduite en Europe en 1825 comme plante ornementale. C’est une plante mellifère et fourragère qui est en réalité peu appréciée par les animaux et qui est fixatrice de dunes. Elle aime la proximité immédiate de l’eau et possède des tiges creuses. La renouée se propage donc de manière fulgurante au bord des cours d’eau et, comme toute espèce envahissante colonise le milieu en empêchant les espèces locales de pousser.

Son efficacité en terme de rendement photosynthétique est telle que la production de matière sèche peut atteindre 6 à 13 tonnes pour les parties aériennes et 16 tonnes pour les parties souterraines, battant ainsi les records de production des plantes de la zone tempérée !!!

Sa multiplication est aussi particulièrement efficace : bouturage spontané des tiges, résistance des fragments de rhizome qui peuvent survivre plus de dix ans, indifférence au gel ou à la fauche.

Son impact sur les rives est particulièrement destructeur car son système racinaire peu développé favorise le sapement des berges, les tiges desséchées à l’automne se cassent et forment des barrages. Sur la flore, l’effet n’est pas meilleur : son feuillage crée un ombrage inhospitalier pour les autres espèces herbacées ainsi que les jeunes plants d’arbres, des secrétions venant des racines provoquent des nécroses sur les racines des plantes voisines. Son développement entraîne donc une uniformisation du paysage.

Alors que faire contre l’envahisseuse ?
-  Le fauchage : 6 à 8 par an pendant 4 ans minimum pour l’éradiquer sachant qu’un seul pied peut reconstituer le tapis de renouée.
-  L’arrachage manuel des rhizomes : attention aux oublis.
-  La couverture du sol par des géotextiles entraînerait aussi une élimination de la végétation locale.
-  La pâture mais les piétinements animaux déstabilisent les berges et elle n’est que peu appréciée des animaux.

La meilleure façon de l’enlever semble être l’arrachage manuel. L’APSL organise des chantiers bénévoles d’arrachage de Renouée afin d’empêcher sa propagation sur de trop vastes surfaces et de limiter ses implantations sur les bords du Loiret. A l’automne 2005, un chantier a permis de limiter un massif en rive sud du Loiret au pied du pont Saint Nicolas. Cette année, les bénévoles de l’APSL y sont retourné car elle avait repoussé (au même endroit sans s’étendre plus) : zoom sur le chantier bénévole d’arrachage de renouée du 2 septembre 2006.

Pour plus d’informations sur la renouée du Japon : http://www.nord-nature.org/fiches/fiche_s6.htm

http://pagesperso-orange.fr/fallopia.japonica/page1.html

(GIF)
La renouée du Japon

Soyons vigilants :

D’autres plantes envahissantes des milieux aquatiques : les Jussies, sont aussi de véritables fléaux. Elles ont été introduites en France pour décorer des bassins car elles font de magnifiques fleurs jaunes. Elles s’implantent dans des zones où le courant est faible et colonisent peu à peu entièrement le milieu. Elles n’ont pas été observées sur le Loiret mais soyons prudents et vigilants car elles sont sur la Loire et un seul fragment de tige suffit pour qu’une nouvelle plante s’installe.

(GIF)
La Jussie.

Si vous apercevez ou que vous croyez reconnaître une de ces plantes, n’hésitez pas à nous le faire savoir en remplissant la fiche "veille citoyenne" mise en place dans le cadre de l’opération "Citoyens de l’eau en Val Dhuy-Loiret" ou en contactant l’APSL par téléphone au 02 38 62 55 89.

 
Publié le jeudi 6 juillet 2006
Mis à jour le mardi 16 décembre 2008

 
 
 
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