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lundi 6 septembre 2010
» La rivière Loiret et son bassin versant
» Le patrimoine bâti et culturel
» L’histoire du Val d’Orléans, territoire d’eaux.
L’histoire du Val d’Orléans, territoire d’eaux.
Le bassin versant de la rivière du Loiret est délimité au nord par la Loire et au sud par le coteau de Sologne. Ses rivières, le Loiret, le Dhuy, le Leu, l’Ousson ou la Marmagne sont les vestiges d’un passé hydraulique particulier.
Aujourd’hui, nous vivons le long de leurs cours, ne soupçonnant pas toujours l’histoire qui les a modelé. Ainsi, nous oublions trop souvent que les rivières, et le fleuve, ont un rythme propre, fait naturellement d’alternances entre les basses eaux et les hautes eaux. A l’échelle des temps géologiques ils ont ainsi façonné notre paysage, même si l’Homme y a aussi largement contribué. Mais commençons par remonter dans l’histoire géologique, jusqu’à -110 000 ans environ. La Loire turbulente de cette époque était composée de plusieurs chenaux et s’étalait sur un lit très large, butant sur le coteau de Sologne. Elle couvrait alors le secteur de ce que nous appelons aujourd’hui le Val d’Orléans. Au fil des millénaires et des évolutions climatiques, ces chenaux se déplacent, certains disparaissent et d’autres se creusent. Le Val était ainsi régulièrement sous les eaux. Seules des populations nomades peuplait ce territoire en se déplaçant au gré des crues et décrues. Vers -10 000 ans, la Loire quelque peu assagie réduit son lit. Les anciens chenaux qu’elle laisse derrière elle forment alors un réseau hydrographique secondaire qui draine le Val. Ces cours d’eau sont les ancêtres de nos rivières d’aujourd’hui (le Dhuy, la Bergeresse, le Leu, ...) Puis, peu à peu, l’Homme se sédentarise. Afin d’exploiter ce territoire qui reste sous l’influence des eaux, il cherche des solutions pour se protéger des crues successives. Au fil des siècles et des évolutions techniques, il érige des digues le long de la Loire. Il retrace également les cours d’eau du Val. Ce rôle est particulièrement tenu par les moines du Moyen Age, notamment à Micy, qui créent ainsi la rivière du Loiret avec ses successions de bassins et de chaussées. Les interventions de l’Homme se succèdent. Les dernières grandes modifications datent des années 1960-70 : le Dhuy et son chevelu sont alors calibrés, parfois mêmes déplacés, pour les besoins de l’agriculture intensive. Nous avons ainsi hérité d’un paysage et de relations ambiguës avec les cours d’eau du Val. Pensant être à l’abri derrière des ouvrages de plus en plus hauts qui déconnectent le fleuve de sa plaine inondable, nous nous sommes installés dans le Val qui n’est autre que la zone d’expansion naturelle des crues de la Loire. Ainsi, plus de 40 000 personnes sur le bassin du Loiret sont potentiellement concernées par un risque de crue. Le principal danger provient de la Loire soit par rupture de digue sur la partie amont du Val, soit par remontée de la Loire dans le Loiret, ou encore par remontée de la nappe. Nombre de fois, nous avons pu constater qu’une inondation ne peut pas être empêchée. En installant zones résidentielles et zones d’activités dans le lit majeur du lit, nous avons augmenté notre vulnérabilité. Or, sa réduction doit faire l’objet d’une véritable volonté politique. En effet, il s’agit de revoir, par exemple, les plans de développement de l’urbanisme, les systèmes d’indemnisations ou encore l’encadrement des travaux d’aménagement et de protection le long des cours d’eau. Il faut désormais apprendre, ou plutôt réapprendre, à vivre avec les cycles des fleuves et des rivières. Publié le mercredi 28 juin 2006
Mis à jour le mercredi 20 juin 2007 Publié le mercredi 28 juin 2006
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